Suicides et alcoolisme sur les réserves amérindiennes, l'Islam et les musulmans à la rescousse !

25 Avril 2016 , Rédigé par La jeunesse de l'Islam au Québec

Suicides et alcoolisme sur les réserves amérindiennes, l'Islam et les musulmans à la rescousse !

Abel Azziz Eddaifar fait parti des musulmans établi dans les réserves amérindiennes du Québec. Après s'être marié à Suzanne, une femme attikamek de Weymontachie, il y a trouvé un travaille comme intervenant d’urgence au centre de santé. C’est lui, par exemple, qui doit agir si quelqu’un tente de se suicider ou consomme une trop grande quantité d’alcool ou de drogue. Ce qui arrive souvent à Weymontachie. Tout un choc culturel pour un homme venu d’un pays où les suicides sont extrêmement rares. Mais Azziz est heureux. Ce job lui donne une petite indépendance financière et beaucoup de fierté.

Pour s’y rendre, il faut avoir une bonne raison. Des médecins, des infirmières, des enseignants y vont pour le travail et ont hâte de rentrer chez eux une fois leur boulot accompli. Autrement, personne n’aurait l’idée saugrenue d’aller s’installer dans un de ces villages où l’alcool fait des ravages, où le taux de suicide dépasse l’entendement (chez les jeunes autochtones, il est de cinq à huit fois supérieur à la moyenne nationale), où la violence conjugale est monnaie courante, où les jeunes filles ont souvent leur premier enfant avant l’âge de 16 ans et où la perspective d’avenir la plus commune est le désœuvrement total… Personne ? Pourtant, depuis quelques années, des immigrants marocains y élisent domicile.

Dans le village, Azziz fait les frais de nombreuses blagues : on l’appelle « le terroriste », on lui a déjà fait manger du porc en douce. Sa femme rit de bon cœur des moqueries de ses pairs. Philosophe, elle compare le racisme dont sont victimes les Arabes à celui dont souffrent les autochtones : « Ce ne doit pas être vivable d’être un Arabe depuis 2001, d’être tout le temps montré du doigt. Pendant la crise d’Oka, nous autres aussi, on a été étiquetés. Tous les Indiens ont été mis dans le même panier. »

Il y a quelques mois, un ami d’Azziz, marocain comme lui, a quitté la réserve, sa femme autochtone et son enfant pour aller vivre à Trois-Rivières. Azziz restera-t-il à Weymontachie ? « Pour le moment, oui », dit-il en regardant au loin. Suzanne, elle, ne s’en fait pas trop : « S’il veut me quitter, je ne le retiendrai pas. Je me dis que j’aurai connu des moments de bonheur avec lui. »

source: http://fr.chatelaine.com/societe/autochtones-et-musulmanes/

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