Fatwa contre les manifestations

28 Février 2017 , Rédigé par Lajeunesse Publié dans #Actualité



Fatwa de l’éminent savant ‘Abd Al-‘Aziz Ibn Baz

« Le bon comportement est parmi les meilleurs moyens pour que la vérité soit acceptée et le mauvais comportement est parmi les voies les plus dramatiques qui conduisent au refus de la vérité, au désordre, à l’injustice, à l’inimitié et aux bagarres. De même, ce que font certaines personnes comme manifestations qui amènent un grand mal pour la da’wa. Les marches dans les rues et les slogans ne sont pas une voie pour réformer la situation et la da’wa. La voie authentique passe par les visites (aux responsables), les correspondances écrites, et ceci de la meilleure manière. Il faut conseiller le président, l’émir, le chef de la tribu de cette manière, sans brutalité ni manifestation. Le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) est resté 13 ans à la Mecque, et il n’a pas fait de manifestation, ni de marche et n’a pas menacé les gens de piller leurs biens ou de les tuer. Et il n’y a aucun doute que ceci est la cause d’un grand mal pour la prêche et les prêcheurs, et empêche la da’wa de se propager, ce qui conduit les présidents et les leaders à empêcher et interdire (ces manifestations) par tous les moyens. Et ceux qui manifestent veulent le bien, mais cela conduit au contraire. Le fait que le prêcheur emprunte la voie des prophètes et de ceux qui les ont suivis, même si cela prend du temps est meilleur qu’un acte qui nuit et gêne la da’wa et peut même la détruire. Et il n’y a de force et de puissance qu’en Allah. »

(Source : Majala al-buhuth al-islamya n°38)



On a demandé au shaykh, l’éminent savant ‘Abd Al-‘Aziz ibn Baz : « Les manifestations, suivies par hommes et femmes, en protestation contre l'autorité dirigeante et les gouverneurs sont-elles une voie (correcte) de la da'wa ? Et si un manifestant est tué dans ces manifestations est-il considéré comme un martyr sur le sentier d'Allah ? »

Réponse
: « Je ne vois pas les manifestations impliquant des hommes et des femmes comme un remède (à quoi que ce soit). Au contraire, c'est une des causes de fitna et de mal, et c'est une oppression et une transgression de personnes contre d’autres sans aucun droit. Les moyens légiférés sont les correspondances écrites, le conseil (nasiha), da'wa (les appeler) au bien en employant des moyens appropriés. C'est la voie des gens de science. C'est la voie des compagnons de Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) et de ceux qui les ont suivis dans la bienfaisance. (La voie appropriée est) la correspondance écrite, le dialogue avec celui qui commet une erreur, en communiquant directement avec lui, de même avec l’émir ou le gouverneur en le conseillant et en lui écrivant sans répandre ouvertement ses défauts sur les chaires ou d'autres voies publiques. Et l'aide et la confiance sont à chercher auprès d'Allah seul. »

[Source : cassette intitulée Muqtatafat min aqwal al-‘ulama]



Fatwa de l’éminent savant Muhammad ibn Salih Al-‘Uthaymin

On a demandé au shaikh : « Les manifestations sont-elles une voie légale pour la da’wa ? »

Réponse
: « La louange est à Allah Seigneur de l’univers, et que les prières et les bénédictions soient sur notre maître Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons et ceux qui les suivent dans la bienfaisance jusqu’au jour de la résurrection. Ceci dit : Les manifestations sont une chose inventée, cela n’était connu ni à l’époque des compagnons, ni à celle des califes bien guidés et des compagnons après eux. Elles provoquent le trouble et le désordre, ce qui en fait quelque chose d’interdit. (Dans les manifestations) on casse les vitrines, les portes et d’autres choses encore, les hommes sont mélangés aux femmes, les vieux avec les jeunes, et il y a d’autres maux et choses blâmables. Quant au fait de mettre la pression sur les autorités, si c’est une autorité musulmane, il suffit de les exhorter avec la parole d’Allah et la sunna de Son prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), et c’est un bien qui s’offre au musulman ; et si c’est un gouverneur mécréant il ne portera aucune considération à ces manifestants. Apparemment, il les traitera avec courtoisie, mais en vérité il cache son mal. C’est pourquoi nous voyons que les manifestations sont une chose blâmable. Quant à ceux qui disent que ces manifestations sont pacifiques, il se peut qu’elles soient pacifiques au départ ou la première fois, mais par la suite elles sont destructrices. Je conseille aux jeunes de suivre la voie des salafs, car Allah a loué les Muhajirin, les Ansars et ceux qui les ont suivis dans la bienfaisance. »

(Source : Al-Jawab Al-Abhar li fawa’id siraj)



Fatwa de l’éminent savant Salih ibn Ghasun

On a demandé au cheikh : Depuis ces deux dernières années nous entendons certains prêcheurs qui parlent sur les moyens de faire la prêche, de réprouver le blâmable, et ils incluent dans ces moyens les manifestations, les assassinats et les marches, et certains disent même que cela fait partie du jihad. Pouvez-vous nous clarifier ces questions et nous dire si cela fait partie des moyens légaux ? Ou si, au contraire, cela fait partie des innovations blâmables et des moyens interdits ? Pouvez-vous nous dire comment nous devons nous comporter avec ceux qui manifestent et appellent aux manifestations ?

Réponse
: La louange est à Allah. Il est connu qu’ordonner le convenable, réprouver le blâmable et l’appel à la guidée fait partie des bases de la religion d’Allah, mais Allah dit dans les versets clairs de Son Livre : « Appelle à la voie de ton Seigneur avec sagesse et bonne exhortation, et discute avec eux de la meilleure manière ». Et lorsque il envoya Moïse et Aron à Pharaon Il dit : « Dites-lui des paroles douces, peut-être se souviendra-t-il ou craindra-t-il (son Seigneur) ».

Le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) est venu avec la sagesse et l’a ordonnée aux prêcheurs, tout comme il leur a ordonné de s’armer de patience, et ceci est dans le Qur’an, dans la sourate le Temps : « Par le temps, l’homme court à sa perte, sauf ceux qui croient, accomplissent de bonnes actions et s’encouragent mutuellement la vérité et la patience ».

Le prêcheur et celui qui ordonne le bien et réprouve le mal doivent s’armer de patience et espérer la récompense d’Allah. Il doit aussi supporter ce qu’il peut entendre ou ce qui peut l’atteindre sur son chemin de prêche. Quant au fait d’emprunter le chemin de la brutalité, de la nuisance pour les gens, du trouble, du conflit, de la division ; cela fait partie des voies de shaytan et c’est la base de la da’wa des khawarij. Ils sont ceux qui réprouvent le mal par l’épée, ils réprouvent les choses qu’ils ne voient pas et qui contredisent leur croyance par le combat, en versant le sang, en excommuniant les gens, et d’autres choses encore qui différencient la da’wa des compagnons du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et de nos pieux prédécesseurs de celle des khawarij et de ceux qui les ont suivis. La da’wa des compagnons est une da’wa de sagesse, de bonne parole, d’établissement de la vérité, de patience, de douceur et d’espoir dans la récompense auprès d’Allah. La da’wa des khawarij combat les gens, répand leur sang, les excommunie, divise les rangs des musulmans ; ce sont des actes répugnants et innovés. Il convient de s’écarter de ceux qui appellent à cela et d’avoir une mauvaise pensée d’eux. Ils sont ceux qui ont divisé les musulmans, le groupe est une miséricorde et la division est une punition et un châtiment. Si les gens s’étaient réunis sur le bien, sur une seule parole, ils auraient un rang élevé et seraient respectés. Mais, de nos jours, les gens sont divisés en partie et en groupe, les ennemis les ont infiltrés de l’intérieur et ils se sont pris eux-mêmes comme ennemi. Ceci est une voie innovée et répugnante…ceux qui ont combattu l’émir des croyants ‘Ali et ceux qui étaient avec lui parmi les compagnons et ceux qui lui ont prêté serment d’allégeance. Ils l’ont combattu car ils voulaient améliorer la situation (des musulmans), alors qu’ils sont la tête du mal, de l’innovation et de la division. Ils sont ceux qui ont divisé et affaibli les musulmans…c’est une croyance mauvaise dont il faut s’écarter.

Sache que l’homme peut faire du mal à sa communauté, à ceux qui s’assoient avec lui et ceux qui l’entourent. Donc, La vérité est que le musulman doit être un facteur constructif, appeler au bien, chercher et compléter le bien, il dit la vérité, il appelle de la meilleure manière, avec douceur, il pense du bien de ses frères et il doit savoir que le fait d’atteindre la perfection est un but difficile, que le seul qui soit préservé de l’erreur est le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), et que si ces gens s’en vont (meurent), il n’en viendra pas de meilleurs qu’eux. Si tous les gens meurent, qu’ils soient gouverneurs, responsables, étudiants en science, ou un peuple, viendront des gens qui sont pires qu’eux ! Car il n’y a pas une année qui passe sans qu’elle soit pire que celle qui l’a précédée. Celui qui veut que les gens atteignent la perfection et qu’ils soient préservés de l’erreur, celui-là est égaré, et il est parmi les khawarij, ceux qui ont divisé les gens et leur ont fait du mal avec leur objectifs opposés à Ahl Sunna wal Jama’a, avec les innovations des rafidha, des khawarij, des mu’tazila et tous les autres maux des gens du mal et de l’innovation.

(Source : magazine Safina An-Najat, n°2)



Fatwa du grand savant Ahmad An-Najmi

Dans ses observations sur le groupe des frères musulmans, remarques n°23 : l’organisation de marches et de manifestations, alors que l’islam ne reconnaît pas ces choses et ne l’admet pas. Au contraire c’est quelque chose d’inventée, qui nous vient des mécréants. Faut-il qu’à chaque fois que les mécréants font une chose nous les suivions en cela ?

L’islam ne sera pas secouru par les marches et les manifestations, mais par le jihad bâti sur une croyance authentique, et sur la voie tracée par Muhammad ibn ‘Abdillah (sallallahu 'alayhi wa sallam). Certes les messagers et ceux qui les ont suivis ont été éprouvé de plusieurs façons, et on ne leur a ordonné que la patience. Regardez Mussa qui dit aux fils d’Israël, alors que Pharaon tue les nouveaux-nés garçon et épargne les filles, : « Mussa dit à son peuple : cherchez secours auprès d’Allah et patientez. La terre appartient à Allah, Il la fera hériter à qui Il veut parmi Ses serviteurs, et la bonne fin appartient aux pieux. » (sourate Al-‘Araf : 128). Et regardez le messager d’Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam), qui dit à certains compagnons venus se plaindre du mal que leur font les polythéistes : « Parmi ceux qui sont venus avant vous, on faisait venir un homme, on plaçait une scie au milieu de sa tête jusqu’à la couper en deux, et cela ne le faisait pas renier sa religion. Certes, Allah complètera cette religion jusqu’à ce qu’un homme puisse voyager de San’a à Hadramaout (deux endroits éloignés au Yémen) en ne craignant qu’Allah et le loup pour son troupeau, mais vous vous hâtez. » Et il n’a pas ordonné à ses compagnons de faire des manifestations ou des assassinats.

(Source : Al-Mawrid Al-‘Adhab Az-Zulal, p .228)


Émeutes, Grèves, Manifestations et Révolution

'Ali ibn Hussayn Abi Luz

Parmi
les actions ruineuses menées par de nombreux groupes islamiques contemporains (Jama'at Al-Islamiyah) est qu'ils se livrent de temps en temps à des grève, des occupations, des manifestations dans les mosquées, les rues, les places publiques et/ou dans les bâtiments du gouvernement. Ils peuvent aussi faire la grève et la grève de la faim pendant plusieurs jours. Ils recherchent à travers cette action (désastreuse) un levier d’action contre le dirigeant du pays, cherchant à l'affaiblir et le faire accéder à leurs demandes sur une question particulière.

D'autres fois ils se tournent vers le soulèvement anarchiste et le trouble. Se battant avec ceux qui les contestent, faisant irruption dans des magasins, renversant des voitures et faisant des ravages pensant qu'avec cette action ils servent la cause de l'islam. Ils oublient complètement le fait que cette action ruineuse est en fait nuisible aux musulmans et exaspère seulement ceux contre qui ils protestent, provoquant des représailles contre l’ensemble des musulmans. Ils ne réussissent pas à comprendre que leurs actions gênent l’appel à Allah et causent un plus grand Fassad (corruption) et un mal.


On a demandé au shaykh, l’éminent savant Abdul ‘Aziz ibn Baz (rahimahullah) : « les manifestations, suivies par hommes et femmes, en protestation contre l'autorité dirigeante et les gouverneurs sont-elles une voie (correcte) de la Da'wa ? Et si un manifestant est tué dans ces protestations est-il considéré comme un martyr sur le chemin d'Allah ? »

Le shaykh (rahimahullah) a répondu : « je ne vois pas la permission des manifestations impliquant des hommes et des femmes comme un remède (à quoi que ce soit). Au contraire, c'est une des causes de Fitna et de mal, et c'est une oppression et une transgression de personnes contre d’autres sans aucun droit.

Les moyens légiférés (de s’adresser à l'autorité musulmane) sont les déclarations écrites, Nasiha, Da'wa (les appeler) à la bonté en employant des voies appropriées. C'est la voie des gens de science. C'est la voie des compagnons de Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) et ceux qui les ont suivis dans la justice. (La voie appropriée est) la déclaration écrite, le dialogue entre ceux qui voient une faute et le gouverneur, en communiquant directement avec lui, en le conseillant et en lui écrivant sans répandre ouvertement ses défauts sur les chaires ou d'autres voies publiques. Wa Allahul Musta'an, l'aide et la confiance sont à chercher auprès d'Allah seul. » [1]


O
n a demandé au Faqih de notre ère, shaykh Muhammad ibn Salih Al-'Uthaiymin (rahimahullah) : « Quel est le jugement concernant la protestation par la tenue d'une grève générale de toute activité dans un pays musulman, dans l’espoir de mettre fin au système de gouvernement laïque de ce pays ? »

IL (rahimahullah) a répondu en disant : « Sans aucun doute cette question entraîne beaucoup de péril (si sa réponse n'est pas comprise correctement) dans le cadre de la guidée des jeunes musulmans. La question de la grève du travail, dans le secteur public ou privé, n'a aucune base pour justifier sa validité dans la Shari'a. Sans aucun doute, cela entraîne beaucoup de mal qui dépend de sa longueur, du besoin des services et de l'échelle de la grève et ceci, certainement, est employé comme une pression tactique contre le gouvernement. Dans la question il est spécifié que cette tactique est employée pour mettre fin à l’autorité laïque (dans un pays musulman). Nous devons d'abord établir que l’autorité est une autorité laïque. S'il est établi que c'est un gouvernement laïque alors nous lui faisons savoir que sortir contre l'autorité est illégal à moins que certaines conditions préalables nécessaires ne soient remplies." [2]


On a aussi demandé au shaykh (rahimahullah) : « Quand la grève touche à sa fin, les organisateurs avancent leurs exigences. Si ces exigences ne sont pas satisfaites, leur est-il permis, à eux et à ceux qui les suivent, de faire face à l'autorité par la révolution civile ? »

Il (rahimahullah) a répondu : « Je ne vois pas la permission d'une révolution civile dans ce cas. Il est connu que l'autorité possède la force matérielle, tandis que les manifestants n’ont dans leurs mains que des couteaux de cuisine et des bâtons qui sont insignifiants comparés aux chars et aux armes (de l'autorité).

Même s’il est imaginable qu'une telle situation puisse avoir lieu et que toutes les conditions nécessaires au préalable soient remplies. Nous ne devons pas bousculer la question. Tout pays qui a vécu des années sous l'occupation ne peut pas être transformé d’un jour à l’autre en un (véritable) pays musulman. Nous devons prendre une profonde aspiration pour atteindre nos objectifs.

Si une personne construit une maison, il s’enracine, qu'il y réside finalement ou qu’il quitte cette vie temporelle sans y avoir jamais vécu (il a accompli quelque chose). Ce qui est important c’est que nous préparions cette étape pour l’islam (et assurions sa force) même si nous ne récoltons la récompense de cette action qu’après de nombreuses années.

Je ne vois pas la permission d’être impulsif dans ces types de questions ou dans la tactique de révolution civile qui est bien souvent sans substance. Si une division de l'armée détruit un bloc le suivant abjure leur position précédente. »


On lui a alors demandé (rahimahullah) : « En plus des grèves générales, ces groupes de jeunes prennent aussi place et organisent un "sit-in" contre une position du gouvernement et y restent fortifiés jour et nuit. Quelle est le jugement sur cela ? Cela a-t-il une base dans la Législation ? »

Il (rahimahullah) a répondu : « Sans aucun doute ceci est employé comme une tactique de pression sur le gouvernement et c'est une action qui est importée (dans les pays musulmans) autant que je sache. On sait que les actions ne valent que par leur intention et sont jugées selon l'intention si l'action n'est pas interdite. La prise de contrôle que vous avez évoquée a le même jugement que la grève générale dont nous venons de parler. » [3]


Notes de bas de page :
[1] Transcrit d'une bande intitulée "Muqtatafat min Aqwal-il-'Ulama"
[2] As-Sahwah Al-Islamiyah - Dawabit wa Tawjihat (pg. 286-287)
[3] Ibid

Article tiré du site al-manhaj.com

Source : Magazine Al-Asalah, Question 30 (p.59-61)

Traducteur Yahya Ibrahim

Traduit en français par les salafis de l’Est



A propos des manifestations

Shaikh Salih Al-Fawzaan

Question :
Noble shaikh, de nombreuses questions arrivent concernant la position que le musulman doit avoir en ce qui concerne ce qui arrive à nos frères en Palestine, en invoquant (pour eux), en leur donnant de l'argent ou faisant le Jihad avec eux.

Réponse :
Il est obligatoire au musulman d’invoquer pour ses frères musulmans et de les aider avec de l'argent. Il doit les aider avec de l'argent et des invocations. Voilà ce qui leur est obligatoire et c'est ce qui leur profitera (c'est-à-dire aux Palestiniens).


Question :
qu’Allah vous récompense ô shaikh, la personne qui pose la question suivante demande : Quel est le jugement concernant les manifestations. Est-ce considéré comme Jihad sur la Voie d'Allah ?

Réponse :
Il n'y a aucun bénéfice dans les manifestations c'est juste de l’agitation et du désordre. Comment cela causerait-il du mal à l'ennemi si les gens sortent et manifestent dans les rues, élevant leurs voix ? C'est plutôt quelque chose qui rendra l'ennemi satisfait et heureux. Ainsi il dira : « Cela leur a nuis et les a blessés. » Donc l'ennemi se réjouira.

L’islam est une religion de tranquillité et de calme; c'est une religion de connaissance. Ce n'est pas une religion de cris et d’agitation. C'est une religion qui s'efforce d’atteindre la tranquillité et le calme, et en même temps, (encourage) à faire des actes bénéfiques et louables, comme soutenir les musulmans, invoquer pour eux et leur donner de l'argent et des armes. Cela est digne d'éloges. Et aussi (ce qui est bénéfique) discuter pour se défendre contre la montée de l'oppression dans les divers pays dans lesquels ils sont et réclamer de ces pays, qui prétendent être démocratique, que ces musulmans aient les droits qui leur sont dus. Et les droits humanitaires sont ce dont ces gens se vantent tant. Cependant, selon eux seul le mécréant est un homme, tandis que le musulman à leurs yeux n'est pas un être humain - il est un terroriste ! Ils appellent les musulmans terroristes! Et l'être humain qui a des droits (humanitaires), à leurs yeux, est le mécréant !

Donc les musulmans doivent suivre et adhérer à la voie que l’islam a prescrit en ce qui concerne ce qui arrive et d'autres situations. L’islam n'est pas venu avec des manifestations, des cris et en élevant la voix. Il n'a pas prescrit la destruction de la propriété ou de commettre des violations. Tout cela ne fait pas partie de l'islam. Oui … Cela n’apporte non plus aucun avantage. Cela ne fait que nuire aux musulmans et ne nuit pas à l'ennemi. En fait, leur ennemi se réjouit de cela et se dit : « je les ai affectés, je les ai fâchés et je les ai influencés. »

Écouter les paroles du Shaikh en arabe. Session de question-réponse ouverte sur Paltalk tenu le 14/04/02.

Traduit par les salafis de l’Est

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