Choisir l'Islam à Québec

1 Décembre 2006 Publié dans #Convertis


Le dernier numéro du journal L'Exemplaire (le journal des étudiants en communication qui est distribué sur le campus de l'Université Laval) a consacré un article à 3 jeunes filles québécoises converties à l'Islam. Le titre de l'article est "Choisir l'islam".

Détails : http://www.cciq.org/newsite/images/stories/Exemplaire_09_061129_Page7.pdf


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aryen.muslim 14/12/2006 14:43

3/hijab =voile



Citation:


Pourquoi l'Islam dégrade les femmes en les gardant derrière le voile ?




Réponse : Le statut de femmes dans L'Islam est souvent la cible d'attaques dans les mass-média séculaires. Le ‘hijaab ’ ou la voile Islamique est citée par beaucoup comme un exemple du ‘soumission ’ de femmes conformément à la loi Islamique. Avant l'analyse de raisonnement raisonnement derrière l'hijaab ‘religieusement mandaté ', étudions d'abord le statut de femmes dans les sociétés avant le venue d'Islam 1. au passé les femmes passées ont été dégradées et utilisées comme des objets de désireLes exemples suivants de l'histoire illustrent le fait que le statut de femmes dans de plus premières civilisations était très bas à la mesure que l'on leur a niée la dignité humaine fondamentale :Civilisation babylonienne :Les femmes ont été dégradées et ont été niées tous les droits conformément à la loi babylonienne. Si un homme assassine une femme, au lieu d'etre puni, sa femme a été exécutée.Civilisation grecque : La Civilisation grecque est considérée le plus glorieux de toutes les civilisations anciennes. Sous ce même ‘système ' glorieux, les femmes ont été privées de tous les droits e les femmes ont été privées de tous les droits et ont été regardées avec mépris. Dans la mythologie grecque, une femme imaginaire appelée "Pandora" ’ est la cause de racine de malchance des êtres humains. Les Grecs ont considéré des femmes pour être inhumain et inférieures aux hommes. Bien que la chasteté de femmes soit précieuse et les femmes ont été tenues dans la haute estime, les Grecs ont été plus tard submergés par l'ego et les perversions sexuelles. La prostitution est devenue une pratique régulière parmi toutes les classes de société grecque.Civilisation romaine :Quand la Civilisation romaine était au sommet de son "gloire’, un homme avait même le le droit de prendre la vie de sa femme. La prostitution et la nudité étaient communs parmi les Romains.Civilisation égyptienne :les egyptiens avaient considére la femme comme un mal et un signe d'un démon.Arabie pré-islamique :Avant la propagation d'Islam à l'Arabie, les Arabes ont regardé les femmes avec mépris et très souvent quand une fillette est née, elle a été enterrée vivante.2. L'Islam a élevé des femmes et leur a donné l'égalité et s'attend à ce qu'ils maintiennent leur statut.L'Islam a élevé le statut de femmes et leur a accordé leurs juste droits il ya 1400 ans . L'Islam s'attend à ce que les femmes maintiennent leur statut.Hijaab pour les hommesLes gens discutent d'habitude seulement ‘hijaab ’ dans le contexte de femmes. Pourtant, dans la saint Qur’an Allah (swt) mentionne d'abord ‘hijaab ’ pour les hommes auparavant hijaab ’ pour les femmes. Le Qur’an mentionne dans Surah Noor :"Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. "[Al-Qur’an 24:30].Le moment ou un homme regarde la femme et si une pensée effrontée ou sans complexes vient à son esprit, il devrait baisser son regard.Hijaab pour femmes.Le verset suivant de Surah Noor, dit :" Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs ... "[Al-Qur’an 24:31] 3. Six critères pour Hijaab.Selon Qur’an et Sunnah là sont fondamentalement six critères pour observer hijaab :Mesure :Le premier critère est le du corps qui devrait être couvert. C'est différent pour les hommes et les femmes. La mesure de couvrir obligatoire sur le mâle doit couvrir le corps à le moins de nombril aux genoux. Pour les femmes, la mesure de couvrir obligatoire est à couvrir le corps complet sauf le visage et les mains jusqu'au poignet. S'ils veulent à, ils peuvent couvrir même ces parties du corps. Certains érudits d'Islam exigent que le visage et les mains font partie de la mesure obligatoire de ‘hijaab ’.Toutes les cinq critères restants sont le même pour les hommes et les femmes.Les vêtements portés devraient etre desserrés et ne devraient pas révéler la figure.Les vêtements portés devraient pas être transparent tel que l'on peut les voira traversLes vêtements portés devraient pas être si enchanteur et attirante pour attirer le sexe opposé.Les vêtements portés devraient pas ressemblent à celui du sexe opposé.Les vêtements portés devraient pas ressemblent à celui des incroyants c'est-à-dire ils ne devraient pas porter des vêtements qui sont spécialement les identités ou les symboles des incroyants ’4. Hijaab inclut entre autres choses conduite et comportementhijaab complet ’, excepté les six critères de vêtir aussi inclut la conduite morale, le comportement, l'attitude et l'intention de l'individu.Une personne qui accomplit seulement les critères d'hijaab ‘' des vêtements observe hijaab ‘' dans un sens limité. ‘Hijaab ' des vêtements devrait être accompagné par hijaab ‘' des yeux, hijaab ‘' du coeur, hijaab ‘' de pensée et hijaab ‘' d'intention. Il inclut aussi le chemin qu'une personne marche, le chemin qu'une personne parle, le chemin qu'il se comporte, etc.,5. Hijaab prévient des agressions sexuellesLa raison pourquoi Hijaab est prescrit pour les femmes est mentionné dans le Qur’an dans les versets suivants de Surah Al-Ahzab :"Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. "[Al-Qur’an 33:59]Le Qur’an dit Hijaab a été prescrit pour les femmes pour qu'ils soient reconnus comme les femmes modestes et cela les empêchera aussi d'être importunées. 6. Exemple de soeurs jumellesSupposons deux soeurs qui sont des jumeaux et qui sont egalement belles,traversent a rue. Un d'entre eux est vêtue de hijaab Islamique c'est-à-dire le corps complet est couvert, à part le visage et les mains jusqu'aux poignets. L'autre soeur porte des vêtements occidentaux, une mini-jupeou un short. Juste autour du coin il y a un hooligan ou brute qui attend une occasion de seduire une fille. Que seduira -t-il ? Le la fille portant Hijaab Islamique ou la fille portant le mini-jupe? Naturellement il seduira la fille portant le mini-jupe. De telles robes sont une 'invitation indirecte au sexe opposé pour la seduction et agression sexuelle Le Qur’an correctement dit que hijaab empêche des femmes d'être importunées.7. Peine capitale pour les violeursSous shariah Islamique, un homme a condamné d'avoir violé une femme, est donné la peine capitale. Beaucoup sont vraiment étonnés par cette phrase sévère.’Certains disent même que l'Islam est une religion sans pitié, barbare! une question simple à été posé a des centaines d'hommes non-musulmans. Supposons, Dieu défend quelqu'un violant votre femme, votre mère ou votre soeur. Vous êtes fait juge et le violeur est apporté devant vous. Quelle punition lui donneriez-vous ? Tous ont dit qu'ils l'exécuteraient. Certains sont allés à la mesure de dire ils le tortureraient à mort. À eux on demande, si quelqu'un viole votre femme ou votre mère vous voulez l'exécuter. Mais si le même crime est commis quelqu'un d'autre femme ou fille vous dites que la peine capitale est barbare Pourquoi ce double norme ?8. La société occidentale prétend faussement avoir éléver les femmesLa conversation occidentale de libéralisation femme est rien qsauf une forme déguisée d'exploitation de son corps, , la dégradation de son âme et privation de son honneur. La société occidentale prétend avoir élever les femmes. Au contraire il les a vraiment dégradé au statut de concubines, maîtresses et papillons de société qui sont des outils simples dans les mains de chercheurs de plaisir et de trafiquants du sexe, caché derrière l'écran coloré d'art ‘9. Les Etats-Unis ont un des plus hauts taux de violLes Etats-Unis d'Amérique doivent être un de la plupart des pays développés du monde. Il a aussi un des plus hauts taux de viol dans n'importe quel pays dans le monde. Selon un rapport de Police judiciaire fédérale, en 1990, chaque jour sur un les cas de 1756 de moyenne de viol ont été commis dans U.S.A seul. Plus tard un autre rapport a dit qu'en moyenne chaque jour 1900 cas de viols se sont engagés à l'USA. L'année n'a pas été mentionnée. Peut être c'était 1992 ou 1993. Considérez un scénario où hijaab Islamique est suivi en Amérique. Chaque fois qu'un homme regarde une femme et dés que toute pensée effrontée vient à son esprit, il baisse son regard. , . Chaque femme porte le Hijaab islamique, qui est le corps complet est couvert sauf le visage et les poignets de mains Après cela si un homme commet le viol on lui donne la peine capitale. dans un tel scénario, est ce le taux de viol va augmanter en USA ou bien, il va rester le même, ou diminuera-t-il ? 10. La mise en oeuvre de Shariah Islamique réduira le taux de violsNaturellement dés que Shariah islamique est exécuté positif les résultats positifs seront inévitables. Si la shariaha Islamique est exécuté dans n'importe quelle partie du monde, que sot l'Amérique ou l'Europe, la société respirera plus facilement .le Hijaab ne dégrade pas de femme mais élever une femme et protéger sa modestie et chasteté.
SOURCE :
http://sabreislam.zikforum.com/ftopic52-0.questions-frequement-posees.htm

Nabil 13/12/2006 12:30

Bonjour /  SalamMerci youssef pour l'article, et désolé pour le retard, j'avais 1000 choses à faire entre temps ,  concernant ton intervention on peut tirer 2 façons de traiter ce probleme : methode progessive et la methode d'imposition.
si une personne arrive à connaitre Dieu, et voir la gandeur du créateur, et comprendre que l'humain par rapport à cet univers est presque des poussieres, il ne va pas contester les consignes de Allah, l'islam qui veut dire en arabe soumission est un mot qui resume tout ça ! on n'a pas le choix d'avoir sa propre vision des choses ! mais du moment que toutes les personnes qui vivent avec nous ne sont pas encore arrivées à cette vérité ( Dieu est le créateur de cet unives et donc le seul à édicter les regles dans notre vie ), tant que cette réalité n'est pas gravée dans leurs pensée, il faut le faire avec étapes ( c'est mon avis personnel ), par exemple pour le voile : essayer d'expliquer que quand on met le voile on est dans le top de la liberté : la femme est libre de son corps, et elle ne le montre que pour l'ayant droit ( son mari ), elle est libre de son corps, et peut le proteger des regards des autres, et elle n'est pas obligé de l'exposer pour les autres, il lui appartient toute seule, c'est ça une femme libre , alors que les autres femmes sans voile, elles sont sous le controle des autres, si elles ne suivent pas la mode, elles seront ecartées, si une femme ne montre pas ses rondeurs, sa poitrine, ses jambes, elle sera écartée du groupe, comme si ces personnes ne la voient pas en tant que personne ( avec âme et personalité ) mais plutot comme un objet, comme un corps de femme, la preuve c'est que parfois une fille est bien integrée dans un groupe, une fois elle met le voile, ( on est toujours en presence de la meme fille ), son groupe l'abondonne et l'evite, ça veut dire quoi ce comportement, ça n'a aucune explication si ce n'est un interet pour un corps et pas l'interet pour la personne elle meme .
je trouve que l'exemple que j'ai donné ( entre autre, il y a plusieurs points qu'on peut invoquer ensemble  )  est une maniere pour traiter ce cas, sachant que une fois la personne convaincue que le voile c'est pour la proteger et pas pour l'oprimer, peut etre elle va comprendre et commencer à le pratiquer.
sinon si on veut faire l'autre methode ( imposer ) on doit commencer par montrer la grandeur de Dieu, et que l'homme est rien dans cet univers, et que la regle veut que celui qui domine un territoire il edicte sa loi, pour les personnes qui ne sont pas d'accord, elles n'ont qu'à chercher un autre univers !
j'attends vos commentaires...

Stéphan, alias YoussefStefa 06/12/2006 22:28

Salamoualaikoum,Bref, mon intervention était pour faire remarquer qu'il ne faut pas tomber dans la complésance avec les médias, mais qu'il faut nous même rester honnête et dire la vérité sur l'islam, à savoir que le port du voile est une obligation pour les femmes mais que l'islam respecte aussi la progressivité dans l'appication de certaines règles.C'est Allah qui sait mieux !Wa salamoualaikoum,

Stéphan, alias YoussefStefa 06/12/2006 17:04

Salamoualaikoum,Certe il y a une éthique à respecter, préférablement quand vient le temps d"ordonner ce qui est décent"(Coran 3:104), soit essayer d'abord d'enseigner et  de convaincre avec des preuves et des arguments mais parfois il s'avère obligatoire d'imposer et d'ordonner telle ou telle chose... La vie est ainsi faite et pas seulement en matière de religion...Selon Abou Thourayya Al Jouhanni (رضي الله عنه), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Enseignez la prière à l'enfant quand il a sept ans et frappez-le à l'âge de dix ans quand il s'en abstient". (Abou Dâwoud et At-Tirmidhi)Ce hadith est assez clair, il montre qu'en ce qui concerne les enfants, il a une période d'une durée de 3ans, soit de 7 à 10 ans, pour leur apprendre comment faire mais surtout l'importance de la prière obligatoire. Après cette période, si l'enfant n'a pas commencé à faire ces prières de lui même, Allah, par son messager, a dit qu'il fallait leur imposer, un point c'est tout. Quant aux autres musulmans pubères ou adultes, qu'ils soient nouveaux ou anciens en islam, la prière leur est obligatioire sans délait ainsi que le voile chez la femmes, ... Sinon, à quoi bon porter le nom de musulmans(mot qui se traduit par le terme "soumis" en français).Voir aussi : (Coran 4:34)Enfin, je vous colle ici l'article qu'il ne vous a pas été possible de lire...Comprendre les priorités et la progressivitéDate Mercredi, 20 février @ 14:08:50Sujet Foi et Raison en islamEn islam, un travail sur soi-même, sur sa famille ou sur ses frères et sœurs musulmans ne doit pas être constitué du simple fait d'édicter un grand nombre d'obligations et d'interdits. La révélation a, au contraire, choisi la voie de la formation des cœurs, de l'éducation, du pragmatisme et de la patience, et c'est cette voie qu'il nous faut suivre, aujourd'hui encore, pour vivre l'islam.Aïcha, épouse du Prophète (sur lui la paix), raconte ainsi : "Parmi les premiers passages coraniques à avoir été révélés se trouve une sourate parmi les sourates mufassal, dans laquelle il est question du Paradis et de l'Enfer. C'est ensuite, lorsque les hommes furent retournés à l'islam, que le licite et l'illicite furent révélés. Si dès le début Dieu avait révélé : "Ne buvez plus d'alcool", les hommes auraient dit : "Nous ne le délaisserons jamais !". Si dès le début Dieu avait révélé : "Ne commettez plus l'adultère !", les hommes auraient dit : "Nous ne la délaisserons jamais !"…" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 4707). Jundub ibn Abdillâh raconte lui aussi la même expérience, vécue en la compagnie du Prophète : "Nous étions, jeunes hommes, auprès du Prophète. Nous apprîmes la foi avant d'apprendre le Coran [= les lois coraniques]. Puis nous apprîmes le Coran, ce qui fit augmenter notre foi" (rapporté par Ibn Mâja, n° 61). Ce n'est qu'après un profond travail sur les cœurs que la révélation s'est mise à édicter obligations et interdits. Et même ici, elle a encore choisi la voie du pragmatisme. Le texte coranique témoigne ainsi, aujourd'hui encore, de la patiente progression et de la pédagogie qui furent les siennes dans la mise en place de l'interdiction : l'exemple bien connu de la législation relative à l'alcool l'illustre parfaitement, puisqu'il montre une progression s'étendant sur une période de nombreuses années et comportant plusieurs étapes intermédiaires avant l'interdiction complète, survenue seulement en l'an 8 de l'hégire (Fat'h ul-bârî, tome 8 p. 353), soit quelques... 18 années après le début de la prédication publique du Prophète. Et lorsque cette interdiction complète fut révélée, les musulmans étaient prêts à accueillir celle-ci au point que Anas ibn Mâlik raconte : "J'étais en train de verser à boire chez Abû Tal'ha, et à l'époque l'alcool que les gens buvaient était un alcool de datte. Le Prophète dépêcha une personne pour annoncer : "L'alcool a été interdit". (En entendant cela,) Abû Tal'ha me dit : "Va verser l'alcool dehors". Je sortis le faire et il coula dans les ruelles de Médine…" (Bukhârî 2332, Muslim 1980). Les cœurs ayant été formés, une législation de ce genre ne pouvait en effet qu'être bien accueillie. Aujourd'hui encore, il faut donc, d'une part, ne pas oublier le travail primordial sur la profondeur et l'intensité de la foi, et, d'autre part, comprendre les priorités (awlawiyya) par rapport à la situation d'un lieu donné, à un moment donné, pour rappeler graduellement obligations (wâjibât) et limites (manhiyyât). Une objection formulée par certains frères et sœurs : On entend parfois objecter à cela que cette progressivité était possible à l'époque où la révélation, elle-même graduelle, se faisait au Prophète (sur lui la paix), mais qu'aujourd'hui, l'ensemble des préceptes (et donc les obligations et les interdictions) ayant été donné et la révélation ne se faisant plus, nul ne peut plus déclarer permis ce que Dieu a déjà interdit. En fait la réalité est plus nuancée : – déjà il est des obligations et interdits dont l'applicabilité même dépend du contexte dans lequel les musulmans vivent, en correspondance étroite avec les différentes situations (dawr makkî / dawr habashî / dawr madanî) que le Prophète et/ou ses Compagnons ont connues (lire à ce sujet notre article Comprendre les différences de situation) ; – ensuite, s'il est certain qu'il est d'autres obligations et interdits qui sont aujourd'hui applicables même s'ils ont été révélés vers la fin de la mission du Prophète, ce qu'il faut comprendre c'est que personne ne remet en cause leur applicabilité : c'est seulement respecter la progressivité dans l'appel et le rappel (da'wa) de ces règles dont il s'agit... La progressivité dans le rappel des règles :C'est bien là ce que le Prophète (sur lui la paix) avait enseigné à Mu'âdh quand il l'avait envoyé au Yémen : il l'avait fait vers la fin de sa mission, quand la plupart des obligations et des interdictions de l'islam étaient déjà révélées ; et pourtant il lui avait bien recommandé d'être progressif lorsqu'il informerait ceux qui se convertiraient à l'islam des obligations leur incombant ; il lui avait dit : "Tu vas te rendre auprès de Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l'adoration de Dieu. Lorsqu'ils connaîtront Dieu, informe-les que Dieu a rendu obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit. Lorsqu'ils feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres…" (rapporté par Al-Bukhârî n° 1425, Muslim n° 19, etc.). An-Nawawî écrit en commentaire : "...Le Prophète (sur lui la paix) a enseigné une progression dans l'invitation, commençant par le plus important, et ainsi de suite. Ne vois-tu pas qu'il a parlé d'abord de la prière puis de l'aumône, alors que personne n'a jamais dit qu'(après l'acceptation de l'islam) la prière devenait obligatoire mais non pas l'aumône ?" (Shar'h Muslim, tome 1 p. 198). Au mois de ramadan de l'an 9 de l'hégire, une délégation de la tribu Thaqîf, qui avait auparavant combattu les musulmans, se rendit à Médine rencontrer le Prophète et embrasser l'islam. Parmi les choses qu'ils demandèrent au Prophète, il y avait que pendant trois années encore on ne fasse rien à leur temple dédié à leur idole al-Lât. Le Prophète refusa. Ils demandèrent qu'on le leur laisse deux années encore. Le Prophète refusa. Ils demandèrent une année. Le Prophète refusa. Ils finirent par demander qu'on le leur laisse un mois. Le Prophète refusa de s'engager à le laisser subsister pendant un laps de temps défini ("abâ 'alayhim an yada'ahâ shay'an mussamman"). Ils demandèrent que ce ne soit pas eux qui soient chargés de briser leurs idoles et qu'ils n'accomplissent pas les cinq prières quotidiennes. Le Prophète répondit : "Pour ce qui est du fait de briser vos idoles par vos mains mêmes, nous vous en déchargerons. (Mais) pour ce qui est de la prière : il n'y a pas de bien dans une religion dans laquelle il n'y a pas de prière" (Zâd ul-ma'âd 3/498-500). Ils demandèrent aussi qu'ils ne remettent pas d'aumône [= zakâte] et qu'ils ne mènent pas de lutte armée contre l'ennemi. Jâbir rapporte que "le Prophète dit après cela : "Bientôt ils donneront l'aumône et participeront à la lutte lorsqu'ils seront devenus musulmans"" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3025). Voyez : le Prophète refusa de s'engager à ce que le temple idolâtre ne soit pas démoli immédiatement (c'était une nécessité pour l'Arabie ou pour le Hedjaz : cliquez ici pour lire notre article à ce sujet) ; de même, le Prophète refusa qu'ils ne se mettent pas à prier immédiatement après leur conversion à l'islam : "Il n'y a pas de bien dans une religion dans laquelle il n'y a pas de prière" leur dit-il. Mais pour ce qui est de démolir le temple et de briser leurs idoles, le Prophète accepta que ce ne soit pas eux qui le fassent, et il dépêcha deux Compagnons chez eux pour le faire à leur place ; de plus, le Prophète ne dit rien quand ils dirent qu'ils ne donneraient pas l'aumône obligatoire (la zakâte) et ne participeraient pas au service militaire : ce n'est pas que le Prophète releva d'eux le caractère obligatoire de ces deux actes (puisqu'un acte obligatoire doit nécessairement être considéré obligatoire, cela relève de la croyance même) ; c'est qu'il savait qu'il s'agissait pour eux de progresser dans leur pratique de l'islam, selon le degré de priorité des actes, et qu'au bout d'un certain temps de pratique des actes prioritaires (notamment la prière), ils progresseraient et viendraient à la pratique des autres actes obligatoires : "Bientôt ils donneront l'aumône et participeront à la lutte lorsqu'ils seront devenus musulmans."Lorsqu'il avait envoyé Mu'âdh ainsi que Abû Mûssâ au Yémen, le Prophète leur avait également recommandé ceci : "Rendez facile et non difficile. Donnez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir". An-Nawawî écrit en commentaire : "Ce Hadîth ordonne de donner la bonne nouvelle de la grâce de Dieu et de Sa grande Miséricorde, et interdit de faire fuir en ne mentionnant que les menaces de châtiment sans mentionner avec celles-ci les bonnes nouvelles. Ce Hadîth enseigne d'être doux avec ceux qui se sont récemment convertis, de même qu'avec ceux qui sont enfants et adolescents, de même qu'avec ceux qui se sont repentis : il faut être doux avec eux et leur communiquer progressivement les actes de dévotion. Les enseignements de l'islam ont été révélés progressivement. Si on rend les choses faciles pour celui qui entre dans la dévotion ou qui veut y entrer, elles seront faciles pour lui, et le plus souvent il progressera et augmentera. Mais si on rend ces choses difficiles pour lui, il ne se mettra pas à les pratiquer ; et s'il les pratique, il ne le fera pas longtemps ou ne les appréciera pas" (Shar'h Muslim, tome 12 p. 41). Car il faut comprendre qu'un homme ou un groupe d'hommes qui étaient jusqu'à présent éloignés de la religion ont besoin d'une certaine progressivité pour se mettre à pratiquer tout ce qui est obligatoire sur eux. Il faut être patient avec eux, tout en rappelant la nécessaire constance dans la pratique. Aujourd'hui encore, il faut donc respecter la progressivité dans le rappel des règles. Et il faut savoir à ce sujet qu'en islam les croyances et la spiritualité sont fondatrices par rapport aux actes ; parmi les actes, ce qui est obligatoire est prioritaire par rapport à ce qui est facultatif ; se préserver de ce qui constitue une grande faute morale (kabîra) est prioritaire par rapport à arrêter ce qui constitue une petite faute morale (saghîra) ; obligation ou interdiction, un acte qui fait l'objet d'un consensus (mujma' 'alayh) doit être considéré prioritairement par rapport à un acte qui fait depuis les premiers temps de l'Islam l'objet d'une divergence d'avis entre les savants (mukhtalaf fîh).La progressivité dans l'application concrète de celles des règles qui sont applicables dans le milieu où l'on vit :Par rapport aux pays musulmans, il faut également respecter la progressivité dans l'application des règles. Un jour, Abd ul-Malik demanda à son père, Omar ibn Abd il-Azîz, le calife omeyyade célèbre pour sa justice et sa droiture : "Père, pourquoi n'appliques-tu pas [toutes] les choses ? Je ne me soucie pas que nous ayons à supporter des difficultés à cause de la vérité". Le sage Omar répondit : "Ne te presse pas, mon fils. Dieu a dans le Coran fait la critique de l'alcool deux fois et l'a interdit la troisième fois. Je crains que si j'applique brutalement aux gens tout ce qui est vrai, ils délaissent ensuite tout ce qui est vrai ; ce serait alors cause d'épreuve" (Al-Muwâfaqât, ash-Shâtibî, volume 1 p. 402). Voyez : l'alcool a été interdit en l'an 8 de l'hégire et cette interdiction est complète et définitive, applicable pour tout musulman et musulmane quel que soit le lieu qu'il ou elle se trouve ; Omar ibn Abd il-Azîz parle bien, pourtant, de progressivité dans le fait de faire respecter sur la scène publique cette interdiction, par la société musulmane du début du 2ème siècle. Du début du 2ème siècle de l'hégire ! Aujourd'hui, en ce 15ème siècle de l'hégire, comment ne pas être pragmatique et ne pas tenir compte, avec les normes, de l'état des lieux ? Ibn Qayyim écrit : "L'idéal (al-wâjib) est une chose et le réel (al-wâqi') est une chose. Le (bon) juriste est celui qui fait le lien entre idéal et réel et applique l'idéal en fonction des possibilités. Ce n'est pas celui qui provoque l'inimitié entre idéal et réel" (A'lâm ul-muwaqqi'în, tome 4 p. 169). Il ne s'agit pas de devenir paresseux et, au nom de la progressivité, se donner bonne conscience en remettant tout à des lendemains toujours plus lointains ; il s'agit concrètement de déterminer ce qui est applicable dans le contexte où l'on vit, puis de faire de la situation une fine analyse qui nous permette de : – fixer les objectifs qui sont nôtres dans ce contexte (tahdîd ul-maqâssid), – penser les moyens devant en permettre la réalisation (tahdîd ul-wassâ'ïl), – enfin, déterminer les étapes devant rendre possible bi idhnillâh la concrétisation de ces moyens(tahdîd ul-marâhil) en fonction des priorités (fahm ul-awlawiyya) (lire à ce sujet As-siyâssa ash-shar'iyya fî dhaw'i nussûs ish-sharî'ah wa maqâssidihâ, pp. 298-307). Récapitulatif :Il faut comprendre les priorités dans le travail sur soi-même, sur le terrain, sur ses frères et sœurs. Sinon le risque est grand de faire des "islamisations de surface, creuses et vides à l'intérieur". Malheureusement, combien d'entre nous commencent aujourd'hui par ce qui devrait normalement être rappelé ou appliqué à la fin ! Pourtant le seul rappel ou la seule promulgation d'une règle ne change pas les hommes tant qu'elle n'est pas précédée et accompagnée d'une réforme des mentalités et des cœurs. L'échec de la tentative de prohibition de l'alcool aux Etats-Unis au début du XXème siècle le prouve. A comparer avec l'interdiction de l'alcool faite en Arabie au VIIème siècle sous la direction du Dernier des Messagers de Dieu, Muhammad (sur lui la paix) : ici l'interdiction fut non seulement réalisée de façon graduelle mais fut aussi et surtout précédée et accompagnée d'une profonde réforme spirituelle et morale. Il faut donc, d'une part, graduellement rappeler les normes et les règles. Et il faut aussi et surtout, d'autre part, ne pas oublier le travail sur l'intensité de la foi : renforcer son lien avec Dieu, intensifier pour Lui l'amour et la crainte révérentielle dont tout croyant porte une parcelle dans les profondeurs de son cœur. Il faut commencer par le commencement, par là où a commencé le Coran, parler des rétributions de l'au-delà, évoquées dans le Coran et la Sunna… Alors nous pourrons inshâ Allâh vivre nous aussi ce que Jundub a raconté : apprendre la foi et apprendre les normes, la foi préparant le terrain pour l'acceptation des normes, et la connaissance des normes faisant augmenter la foi.Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).Cet article provient de La Maison de l'Islamhttp://www.maison-islam.com

Nabil 05/12/2006 11:02

Salam / Bonjour
J'ai essayé d'ouvrir le lien proposé, mais ça marche pas, dans l'attente que notre ami youssef nous communique le nouveau lien, je vais me donner mon point de vue.
Concernant ta remarque youssef concernant imposer ou non le voile, j'ai un point de vue personnel ( ça ne veut pas dire le point de vue de la religion sur le sujet ) :
Je vais utiliser des exemples simples pour ça, supposons que t'a un petit enfant, et que un jour tu l'a decouvert en train de jouer à la cuisine avec un objet qui presente un risque ( par exemple un couteau ), la premiere chose que tu va lui dire , c'est d'arreter de jouer avec ça, de récuperer l'objet et de lui expliquer la raison, logique jusqu'à maintenant, sauf que l'enfant qui n'a que 3 ou 4 ans n'arrive pas à comprendre le risque ( il peut se blesser les mains, le visage, les yeux...) bref beaucoup de risques, alors que lui il est faciné par le couteau qui brille avec l'effet de la lumiere, donc pour lui c'est un objet de merveilles et il ne veut pas y renoncer ! donc en tant que parent, on a 2 choix : soit d'essayer de convaincre l'enfant ( chose qui est difficile parce que il ne va pas comprendre le risque ) soit on va l'imposer à abondonner son jouet ( parfois par la force, et eventuelement par les larmes aux yeux ! je ne parle pas d'utiliser la force contre l'enfant mais juste lui enlever le couteau ).
Parfois quand on impose un truc, c'est pour le bien de la personne, quand elle va devenir mûre, elle va nous remercier pour ça, suposons que c'etait l'inverse, on va etre toujours blamé par la meme personne pour etre indulgent sur des sujets qui necessitent une fermeté !( imaginez la relation entre un enfant et sa maman qui lui a  laissé jouer avec une fourchette juste pour lui faire plaisir, et apres la suite vous la connaissez....cet enfant va toujours reprocher à sa mere l'etat de handicap visuel qu'il a subit à cause de son amour excessif pour lui !!
la morale de cette petite comparaison est la suivante : pour la femme, je suis convaincu que il ne faut pas lui imposer le voile, parce que il faut qu'elle le porte par conviction, sinon ce n'est pas la peine ! faire la priere pour satisfaire ma famille n'a aucun sens ! mais le danger provient du jour du jugement, Quant nous serons tous devant Dieu, où la femme ( dans le meme cas que notre enfant et le couteau ) va nous reprocher en tant que pere, mari ou frere de ne pas l'avoir averti avant ça et de ne pas lui imposer ce geste, à ce moment là elle aura préféré que ça soit par la force, peu importe, elle aura pu souffrir une durée limitée et gagner la vie perpétuelle !
J'attends vos remarques...

YoussefStefa 05/12/2006 01:59

Salamoualaikoum,Barak allao fikoum pour vos commentaires pertinents.Je suis désolé frère Nabil mais pour le problème qui est survenu dans votre message il sagit propablement d'un "bog". Je n'ai pas le pouvoir de le modifier les messages, à pars seulement les supprimer. Je propose donc qu'on le garde ainsi car il demeure très lisible :) .Maintenant, pour en revenir au sujet initial. J'ai moi aussi beaucoup apprécié la façon dont l'article a été écrit, par contre j'ai des réserves quant à ce qui est affirmé au dernier paragraphe..."Selon le Coran, le voile ne peut être imposé puisque la femme doit avoir la liberté..." J'aimerai bien savoir à quel endroit le Coran dit que la femme a une telle liberté sur le port du voile ? Dans le Coran il est pourtant écrit à l'impératif...
 "qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines" (24:31)"Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux." (33:59)Autre exemple, il est reconnu en Islam que la femme doit obéir au chef de famille, tant qu'il ne demande pas quelque chose d'illicite. Donc, si le père ou le mari ordonne à sa femme de porter le voile, celle ci n'a pas la liberté de décider autrement et encore moins quand il sagit d'Allah qui Lui même l'a originellement ordonné ! Dans le cas contraire oû le père ou du mari interdirait à cette femme de porter le voile, celle ci n'aurait toujours pas la liberté, ni le droit de leur obéir car les ordres d'Allah prévalent sur ceux des hommes (sauf en cas de nécessité absolue).Enfin, certe il y a un degré de progressivité qui faut respecter mais celà ne signifi pas dutout qu'on est libre de pratiquer ce qui est illicite ou de ne pas pratiquer ce qui est obligatoire. Voir à ce propos l'article suivant : http://72.14.203.104/search?q=cache:MfCTIovWieYJ:www.maison-islam.com/article.php%3Fsid%3D53+site:www.maison-islam.com+la+maison+de+l%27islam+progressivit%C3%A9&hl=fr&gl=ca&ct=clnk&cd=1&lr=lang_frC'est Dieu qui sait mieux !Wa salamoualaikoum. 

Nabil 03/12/2006 19:11

youssef désolé mais est ce que tu peux modifier mon commentaire, il y a des barres obliques ( /// ) qui se sont ajoutés devant chaque accent, merci d'avance et on même temps suprimer ce message de rectification

Nabil 03/12/2006 19:01

Salam / bonjour
Je partage les memes sentimens de satisfaction de salya en voyant des personnes trouver le bon chemin, comme on dit , tant que on a pas gouté à un délice, meme si tu le decris pour les autres, ils ne vont jamais le sentir jusqu\\\'au jour où ils vont le gouter eux même !
le goût de connaitre la vérité, de connaitre notre origine, notre destin, notre créateur, notre mission sur terre et nos obligations envers les autres, quand on sait tout ça, la vie change de goût, on découvre une autre vie, c\\\'est vrai que notre vie est pleine de problemes, mais si on n\\\' est pas seul, si on est accompagné par quelqu\\\'un d\\\'autre, le chemin devient plus court et plus facile, alors figurez vous que dans notre cas ( je parle de la vie d\\\'un musulman ), on est accompagné chaque jour par Dieu :  le créateur de cet univers, il est évident que chaque chose va devenir simple, et que la vie sera plus joyeuse, on se sent en confiance, en sécurité, et croyez moi, ça a un grand effet à notre vie ! on n\\\'est plus stréssé tout le temps, et on se sent plus calme et plus à l\\\'aise .

Safya 02/12/2006 15:30

Jazakalahou khairan! J'ai vraiment apprécié la lecture de cet article qui reflète le vrai Islam et non l'islam "médiatiser" et faux. Macha Allah c'est merveilleux de voir des gens se convertir à l'islam!
Salamou Alaikoum