8 millions de Québécois grâce à l'immigration

24 Décembre 2011 , Rédigé par La jeunesse de l'Islam au Québec Publié dans #Actualité

Ça y est, le Québec est désormais peuplé de 8 millions d'habitants depuis la semaine dernière.

En 1990, la province avait passé le cap du 7 millions de personnes. Malgré tout, la population du Québec croît moins vite que celle du reste du Canada. De nos jours, le Québec représente 21 % de la population canadienne alors que sa part était de 25 % en 1990.

L'augmentation des naissances et la venue massive d'immigrants ces dernières années ont contribué à cette hausse du nombre de Québécois.

Également, les Québécois nés à l'étranger sont en hausse, ils sont 11,5 % en 2006 alors qu'ils étaient 8,7 % en 1991.

En 2010, les trois principaux pays sources de l'immigration québécoise sont par ordre d'importance numérique le Maroc, l’Algérie et la France. En 1990, c'était le Liban, Haïti et le Viêt Nam.

 


Les Marocains, Algériens et Français sont les plus nombreux au Québec en 2010

Alors que la population du Québec vient de franchir le nombre magique de 8 millions d'âmes, l'Institut de la statistique du Québec nous a présenté la semaine dernière son bilan démographique ainsi que les derniers chiffres de l'immigration. En 2010, le Québec a accueilli 54 000 immigrants, en provenance de plus de 130 pays. Le Maroc représente le premier pays source des immigrants québécois, suivi par la suite de ceux de l'Algérie et de la France.

En 2010, la population québécoise a augmenté de 76 000 habitants. Selon l'ISQ, ceci est le résultat du gain venant de l'accroissement naturel (naissances moins décès) de 30 000 personnes, d'un solde migratoire total de 43 000 personnes et d'un apport de 3 000 résidents non permanents supplémentaires.

L'ampleur de l'immigration a été très variable entre les sommets de plus de 50 000 immigrants des années 1991 et 2010 et les niveaux inférieurs à 30 000 des années 1994 à 1999.

En 1990, les principaux pays sources de l'immigration étaient le Liban, Haïti et le Vietnam.

Source:

www.immigrer.com


 


La croissance de la population reposera de plus en plus sur l’immigration
La Presse canadienne 

Le taux de croissance de la population au Canada pourrait dépendre exclusivement de l’immigration d’ici 50 ans, selon des projections publiées aujourd'hui par Statistique Canada.

Le taux de natalité au pays stagne à environ 1,67 enfant par femme, ce qui est bien en-deçà du minimum de deux enfants par femme nécessaire pour assurer le remplacement naturel de la population, a notamment indiqué l’agence dans la première publication de ses données du recensement de 2011.


Plusieurs raisons expliquent cette tendance, selon la chercheure Susan McDaniel, de la Chaire de recherche du Canada sur la population mondiale et les parcours de vie, de l’université Lethbridge.

Les parents consacrent ainsi plus de temps qu’autrefois à leur enfant, ce qui influence le nombre d’enfants dans une famille. À cela s’ajoute la réalité des femmes qui travaillent à temps plein et ne peuvent plus s’occuper quotidiennement de leur progéniture, mentionne Mme McDaniel.

Le taux de natalité au Canada stagne depuis plusieurs années, bien qu’une légère hausse ait été remarquée au cours de la dernière décennie, que la chercheure attribue à un groupe de mères plus âgées qui ont un premier enfant.

Le cas du Canada ne diffère pas de celui des autres pays occidentaux, à l’exception des États-Unis, où le taux de natalité national dépasse les deux enfants par femme. Les variations sont toutefois marquées d’une région à l’autre du pays. Mme McDaniel s’explique mal cette particularité des États-Unis, soulignant au passage que les politiques encourageant la natalité y sont moins nombreuses qu’au Canada et dans d’autres pays industrialisés.

La religion pourrait offrir une piste de réponse à cette anomalie, alors que les Américains semblent davantage influencés par leur foi que dans d’autres pays plus séculiers. Les cas de l’Espagne et de l’Italie, à majorité catholique, démontrent cependant le contraire, ces deux pays affichant les plus bas taux de natalité en Europe...

Au Canada, il faudra ainsi compter sur l’immigration pour gonfler la population, les nouveaux arrivants représentant les deux-tiers de la croissance. Quelque 250 000 immigrants — qui proviennent principalement de la Chine, de l’Inde, du Pakistan et des Philippines — sont admis au Canada chaque année.

Si la tendance se maintient, l’immigration — qui compte pour 67 pour cent de la croissance de la population canadienne à l’heure actuelle — pourrait représenter 80 pour cent de la croissance d’ici 20 ans, et près de 100 pour cent d’ici 2061, a estimé Statistique Canada.

 


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