Un entrepreneur musulman réprouve d'embaucher des femmes voilées dans sa propre entreprise.

28 Novembre 2009 , Rédigé par YoussefStefa Publié dans #Vivre ensemble - Islamophobie

Mohamed El Khayat serait aussi le vice-président Conseil interculturel et président du comité d'intégration des imigrants à la chambre de Commerce de Québec!

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« Mes clients ne seraient pas à l’aise de faire affaire avec des femmes voilées »
Entrevue exclusive avec M. Mohamed El Khayat, vice-président et directeur général d’Informatique EBR Inc.

-M. El Khayat, l’histoire du niqab à Québec a fait beaucoup de vagues. Quelle est votre position par rapport au voile intégral au Québec?

-Avant tout, je pense à la personne qui porte ce niqab. Je crois que cette personne va vivre très malheureuse ici. L’islam, c’est une religion qui ne pousse jamais quelqu’un à souffrir. Quelqu’un qui porte un niqab dans la région de Québec est en train de souffrir.

-Il n’y a rien dans le Coran qui pousse la femme à se couvrir?

-Écoutez, le Coran a été fait il y a quinze siècles.

-Voulez-vous dire que le Coran n’est plus actuel aujourd’hui?

-Tous les penseurs musulmans de l’Islam aujourd’hui disent que les versets coraniques doivent être interprétés selon la réalité actuelle. (…) Comme dans toute religion, il y a une toute petite minorité d’intégristes et de fanatiques qui font une lecture fermée du Coran.

-Quelle est votre position concernant le foulard islamique, le hijab?

-Moi, je n’ai rien contre le foulard. Je suis contre le niqab et la burka. (…) Je tiens cependant à vous dire aussi que les femmes voilées même avec un simple hijab seront toujours malheureuses au Québec. Je conseille et suggère toujours aux étudiantes marocaines voilées à Québec d’enlever le voile ou de retourner travailler et vivre au Maroc, car elles n’auront jamais un travail à la hauteur de leurs compétences et de leurs diplômes. Moi-même, Marocain et musulman, je ne pourrais jamais engager par exemple une représentante des ventes, une directrice de marketing ou une responsable des communications voilée dans mon entreprise.

-On pourrait dire de vous que vous êtes moins tolérant que l’ancienne mairesse de Québec, Andrée Boucher, qui se disait prête à embaucher une femme voilée avec un simple hijab à la Ville de Québec tout en disant non à la burka et au niqab. Que répondez-vous à cela?

-Ce n’est pas une question de tolérance, c’est une question de survie et de prospérité de mon entreprise. Je pense que la majorité de mes employés et de mes clients ne seraient pas à l’aise de travailler et de faire affaire avec des femmes voilées même avec un simple hijab. Une entreprise privée ne peut prendre un tel risque, elle doit tout faire pour satisfaire ses clients et ses employés. Les municipalités ne font pas faillite, elles augmentent les taxes.

Entrevue réalisée par Mihai Claudiu CRISTEA

Source : Les Immigrants de la Capitale, novembre 2009.

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