Accommodements: des employeurs devenus craintifs

12 Février 2010 , Rédigé par La jeunesse de l'Islam au Québec Publié dans #Vivre ensemble - Islamophobie

12 février 2010

La crise des accommodements raisonnables a découragé certains employeurs qui évitent maintenant d'embaucher des travailleurs issus des communautés culturelles.

Le vice-président de la Commission des droits de la personne, Marc-André Dowd, reconnaît que des cas d'accommodements «déraisonnables » qui ont défrayé la manchette, principalement en 2007, ont eu un impact chez les donneurs d'ouvrage.

Certains ont maintenant la perception que le recrutement d'immigrants est susceptible de leur causer beaucoup d'ennuis.

«Oui, les employeurs nous l'ont dit, c'est une barrière à l'emploi. Les gens se disent qu'ils vont se retrouver avec des accommodements à gérer», a-t-il déclaré.

Le nombre de plaintes pour discrimination basée sur la religion a d'ailleurs légèrement augmenté. La commission en a recensées 21 en 2008-2009, alors qu'elle en avait compilées 18 en 2007-2008.

«Refuser d'embaucher quelqu'un parce qu'il est musulman, ça, c'est un cas de discrimination directe qui est interdit par la Charte», déplore M. Dowd, selon qui les employeurs doivent prendre conscience qu'ils accordent pourtant beaucoup d'accommodements à leurs employés québécois de souche.

Il cite en exemple ceux qui permettent aux parents de partir plus tôt pour aller chercher leurs enfants à la garderie, ou ceux qui aménagent une aire de travail spéciale pour une personne handicapée.

«La religion, ça se gère au même titre qu'un handicap ou le fait d'avoir des enfants, c'est un motif de discrimination parmi les autres», soutient Marc-André Dowd.

Source:http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/02/20100212-060913.html





Mon commentaire...

Face à ce constat, Salah Basalamah, notre Tarik Ramadan national, serait 
à la recherche d'une solution de rechange aux accommodements raisonnablesSelon lui, un tel outil juridique ne ferait, au contraire, qu'exacerber les différences. «Comment cela peut-il servir à intégrer les immigrants? N'est-ce pas plutôt une façon de dire et de faire remarquer qu'il y a des groupes différents? a-t-il lancé à l'auditoire d'une trentaine de personnes, surtout musulmanes. En deçà de la voie juridique, il faut trouver un mécanisme, une solution de rechange aux accommodements raisonnables.»

Salah Basalamah propose plutot des «arrangements à l'amiable». En fait M. Basalamah ne propose rien de nouveau car même ici au Québec c'est la voie "amiable" qui depuis longtemps se pratique et prédomine avant la voie juridique. La quasi totalité des accomodements raisonnables pratiqués entre employeur/employé et commerçant/client le sont de façon "amiable".

Seul une infime minorité atteignent la voie juridique et à l'intérieur de cette minorité 
il n'y aurait que 2 % des plaintes qui le sont pour discrimination religieuse et ce sont majoritairement des gens non issus de l’immigration qui font ce type précis de plaintes.

Le problème se trouve donc plutot du coté de l'information, ou plutot de la désinformation pratiquée par la presse à sensation des
Richard Martineau de ce monde. C'est ceux là qu'il faut contrer, pas la loi sur les accomodements raisonnables.

Entre temps, les employeurs québécois causes du tord à leur économie et aux immigrants absolument pour rien.




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