Un pasteur islamophone américain refoulé au Canada

15 Octobre 2012 , Rédigé par La jeunesse de l'Islam au Québec Publié dans #Vivre ensemble - Islamophobie

Par CinéObs avec AFP 12 octobre 2012
Connu pour avoir brûlé des corans en 2011, il devait tenir une conférence sur « L'innocence des musulmans », le film qui a embrassé le Moyen-Orient en septembre.

Le pasteur islamophobe américain Terry Jones, connu pour avoir brûlé des corans en 2011, s'est vu refuser l'entrée au Canada où il devait tenir une conférence sur le film « L'Innocence des musulmans », à l'origine de violentes manifestations, ont jeudi rapporté des médias locaux.

« Il n'y a pas de doute, l'inquiétude (des douaniers canadiens) était causée par la rencontre à laquelle je devais assister et durant laquelle je devais m'exprimer », a déclaré le pasteur Jones à la télévision publique CBC.

Après avoir été retenu plusieurs heures au poste frontalier de Windsor, ville du sud de la province d'Ontario (est), il a finalement reçu l'ordre de regagner les Etats-Unis, jugeant « bidons » les raisons invoquées par les douaniers canadiens.

Il devait participer à un débat organisé en fin de journée à Toronto devant le parlement provincial d'Ontario intitulé « Les Canadiens unis contre le terrorisme. »

La discussion devait en particulier porter sur « Innocence of Muslims » (« L'Innocence des musulmans »), un film dénigrant l'islam, dont un extrait a été diffusé sur internet, et qui a provoqué une vague de protestations violentes dans de nombreux pays arabo-musulmans. Sa diffusion n'était toutefois pas prévue jeudi.

Il y a un mois, Jones avait été interdit d'entrer en Allemagne, où il avait été invité par un groupuscule d'extrême-droite pour soutenir la diffusion de ce film anti-islam. Quelques jours auparavant le plus haut responsable militaire américain avait demandé au controversé pasteur de ne plus soutenir le film en raison des violences anti-américaines qu'il avait générées.

Fidèle à sa politique de respect de la vie privée, l'administration canadienne a refusé de commenter l'affaire. L'Agence des services frontaliers s'est limitée à rappeler dans un communiqué que l'entrée au Canada d'un étranger « est étudiée au cas par cas » et que « participer à un évènement (dans le pays) n'est pas en soi une raison pour être irrecevable. »




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